Atelier de sérigraphie et émanations chimiques : risques, obligations et solutions pour protéger vos salariés
.png)
Atelier de sérigraphie et émanations chimiques : risques, obligations et solutions pour protéger vos salariés
L’air qu’on ne voit pas, mais qui s’accumule
Dans un atelier de sérigraphie, le danger ne se voit pas toujours. Il flotte. Solvants de nettoyage, encres solvantées ou UV, durcisseurs à base d’isocyanates, vapeurs de dégraissants : chaque étape du procédé — préparation des encres, impression, séchage, nettoyage des écrans — relâche dans l’air des substances que l’œil ne détecte pas mais que l’organisme encaisse, jour après jour. Contrairement à un risque mécanique ou à une chute, le risque chimique en sérigraphie est un risque cumulatif et silencieux : c’est précisément ce qui le rend dangereux, et c’est précisément pourquoi la qualité de l’air et la ventilation de l’atelier sont, avant tout équipement de protection individuelle, la première ligne de défense.
En bref : qualité de l’air et ventilation en sérigraphie
Une cabine de captage enveloppante nécessite environ 1 440 m³/h d’extraction pour une table de 2 m, contre 8 470 m³/h pour une hotte en dôme — presque 6 fois moins d’air à traiter (source : INRS)
La concentration en polluants doit rester sous 10 % de la limite inférieure d’explosivité (LIE) en présence de personnel
Le débit et les points de captage doivent être contrôlés au moins une fois par an (arrêté du 8 octobre 1987)
L’exposition chronique aux solvants organiques est reconnue au tableau n°84 des maladies professionnelles
Pour une vue d’ensemble du risque chimique tous secteurs confondus, consultez notre article Produits chimiques, émissions et déchets : quels risques et comment s’en protéger ?
Cet article vous présente :
les substances et situations à risque spécifiques à l’atelier de sérigraphie ;
les obligations légales de l’employeur en matière de qualité de l’air, de ventilation et d’évaluation des risques (DUERP) ;
les solutions de prévention selon la méthode T.H.O. et les 9 principes généraux de prévention, avec un focus sur le captage à la source ;
les dispositifs de financement disponibles pour moderniser votre ventilation.
1. Qu’est-ce que le risque chimique en atelier de sérigraphie ?
Définition — le risque chimique par émanations : il naît de l’inhalation de vapeurs, gaz ou aérosols émis par les produits utilisés dans le procédé. En sérigraphie, trois familles de produits sont en cause :
Les encres : solvantées (glycols, naphta, hydrocarbures aromatiques) ou UV (monomères acrylates, photoamorceurs, N-vinylpyrrolidone) ;
Les solvants de nettoyage et de dilution : toluène, xylène, cyclohexanone, acétates, voire dichlorométhane pour certains décapants d’écrans ;
Les durcisseurs et résines : isocyanates et époxydes, à l’origine d’allergies cutanées et respiratoires ; émulsions photosensibles et soude pour le dégravage des écrans.
Ces émissions surviennent à chaque étape : préparation des encres (ouverture des contenants, mélange), impression (évaporation continue au poste), séchage (par tunnel, UV ou à l’air libre), et nettoyage des écrans et du matériel (la phase la plus émissive, car elle utilise les solvants les plus volatils).
Quelles sont les conséquences d’une exposition aux émanations chimiques ?
Effets aigus : irritation des yeux, du nez et de la gorge, maux de tête, syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma en cas d’exposition massive en espace confiné et mal ventilé.
Effets cutanés : dermo-épidermites irritatives et eczémas de contact, en particulier avec les isocyanates et les résines époxydiques.
Effets chroniques : à long terme, une exposition répétée aux solvants organiques peut provoquer une encéphalopathie toxique chronique (troubles cognitifs), reconnue au tableau n°84 des maladies professionnelles après au moins 10 ans d’exposition.
Effets cancérogènes suspectés : la N-vinylpyrrolidone (encres UV), certains siccatifs à base de cobalt et le chrome VI présent dans certains pigments font l’objet d’une vigilance particulière des toxicologues.
Risque incendie et explosion : les vapeurs de solvants ont une limite inférieure d’explosivité (LIE) d’environ 1 % en volume dans l’air — un seuil vite atteint dans un local mal ventilé où plusieurs opérations se chevauchent.
Chiffres clés — qualité de l’air et ventilation en sérigraphie
La concentration en polluants doit rester en permanence sous 10 % de la LIE en présence de personnel (25 % dans les sécheurs), pour écarter tout risque d’explosion (source : INRS, ED 6001).
L’indice d’exposition (somme des concentrations rapportées aux valeurs limites) doit rester sous 0,3 pour une situation maîtrisée ; entre 0,3 et 0,7, le procédé doit être amélioré ; au-delà de 0,7, une action corrective immédiate s’impose (source : INRS).
Pour une table d’impression de 2 mètres, une cabine de captage enveloppante nécessite environ 1 440 m³/h d’extraction, contre environ 8 470 m³/h pour une hotte en dôme — presque 6 fois moins d’air à traiter avec un captage bien conçu (source : INRS, ED 6001). Un bon captage, c’est aussi une facture de chauffage de l’air de compensation nettement réduite.
Le Code du travail impose un débit d’air neuf minimal de 60 m³/h par occupant dans les ateliers à travail soutenu à pollution non spécifique — un plancher réglementaire, pas un objectif (article R. 4222-6).
Le débit d’air extrait et les points de captage doivent être contrôlés au moins une fois par an, et deux fois par an en cas de recyclage de l’air (arrêté du 8 octobre 1987).
Cadre réglementaire applicable
Articles R. 4222-1 à R. 4222-14 du Code du travail — aération et assainissement des locaux de travail. Ils distinguent les locaux à pollution non spécifique (débits d’air neuf minimaux selon l’activité) des locaux à pollution spécifique comme un atelier de sérigraphie, où l’ordre de priorité est fixé par la loi : supprimer l’émission, sinon la capter au plus près de la source, et ne recourir à la ventilation générale que pour les polluants résiduels.
Articles R. 4412-1 à R. 4412-159 du Code du travail — prévention du risque chimique, incluant les Valeurs Limites d’Exposition Professionnelle (VLEP) et l’obligation de vérification et d’entretien régulier des installations de protection collective (R. 4412-23 et R. 4412-24).
L’arrêté du 8 octobre 1987 relatif au contrôle des installations de ventilation — fréquence et contenu des contrôles périodiques, consignés dans un dossier de maintenance.
Le tableau n°84 des maladies professionnelles du régime général — reconnaissance des pathologies liées aux solvants organiques (délai de prise en charge de 7 jours pour les effets aigus, 1 an pour l’encéphalopathie toxique chronique sous réserve de 10 ans d’exposition).
L’INRS ED 6001 (Guide pratique de ventilation n°11 — Sérigraphie) et ED 6069 (Encres et vernis d’impression) — références techniques incontournables pour concevoir une installation conforme.
2. Quels postes et quelles situations sont les plus exposés ?
La préparation des encres : ouverture des bidons, pesée et mélange des pigments et solvants libèrent des concentrations élevées en un temps court. Une petite cabine ouverte avec extraction frontale (vitesse d’environ 0,5 m/s) est le minimum recommandé par l’INRS.
L’impression elle-même : l’opérateur reste au contact direct de l’encre pendant toute la durée du tirage. Sans captage enveloppant au plus près de l’écran, les vapeurs s’accumulent dans la zone de respiration.
Le séchage : qu’il soit à l’air libre (sur racks), en tunnel ou par UV, le séchage est une phase continue d’émission. Un séchage à l’air libre dans un atelier mal ventilé est l’une des situations les plus à risque identifiées par l’INRS — les racks doivent être ventilés ou le séchage confiné sous dépression.
Le nettoyage des écrans et du matériel : c’est la phase la plus émissive de tout le procédé, car elle mobilise les solvants les plus volatils (décapants, dégraissants) sur de grandes surfaces exposées à l’air.
Les ateliers de petite taille et mal agencés : dans les structures artisanales, la proximité entre poste d’impression, poste de nettoyage et zone de stockage des solvants concentre plusieurs sources d’émission dans un même volume d’air, souvent insuffisamment renouvelé.
Les nouveaux embauchés et intérimaires : moins sensibilisés aux bonnes pratiques (fermeture systématique des contenants, utilisation des points de captage), ils sont statistiquement plus exposés aux pics de concentration.
3. DUERP, qualité de l’air et ventilation : l’obligation légale au cœur du sujet
Pourquoi la ventilation est un sujet de DUERP, et pas seulement de confort ? Contrairement à l’intuition, la ventilation n’est pas une question de bien-être au travail : c’est une obligation réglementaire directement rattachée à l’évaluation des risques chimiques. Le DUERP d’un atelier de sérigraphie doit documenter, poste par poste :
- la nature et la quantité des produits utilisés (fiches de données de sécurité à jour pour chaque encre, solvant et durcisseur) ;
- le mode de captage en place à chaque poste (cabine, hotte, aucun) et sa conformité aux débits et vitesses recommandés ;
- les résultats des contrôles périodiques de l’installation de ventilation (débits, vitesses de captage, concentrations en cas de recyclage) ;
- l’indice d’exposition calculé pour chaque substance, comparé à sa VLEP.
Pourquoi cette traçabilité est-elle déterminante ?
- Preuve juridique. En cas de maladie professionnelle reconnue (tableau 84) ou d’accident lié à une explosion de vapeurs, l’absence de DUERP documentant le risque chimique et la ventilation est systématiquement retenue comme circonstance aggravante de la faute inexcusable.
- Accès aux aides financières. Les subventions CARSAT dédiées aux risques chimiques (voir plus bas) exigent un DUERP à jour identifiant précisément le besoin en captage ou en ventilation.
- Suivi médical adapté. Un DUERP documentant l’exposition aux solvants déclenche une surveillance médicale renforcée (SPSTI), avec dépistage ciblé selon les produits utilisés.
- Hiérarchisation du plan d’action. L’évaluation poste par poste permet de prioriser les investissements : substitution d’un produit, captage à la source, ventilation générale — dans cet ordre, jamais l’inverse.
- Mise à jour et conservation : le DUERP doit être mis à jour au minimum une fois par an, et impérativement après toute modification du procédé, tout changement de produit, ou tout résultat anormal lors d’un contrôle de ventilation. Chaque version est conservée 40 ans depuis la loi du 2 août 2021.
Pour choisir l’outil le plus adapté à la tenue de votre DUERP, consultez notre comparatif Quel outil DUERP choisir en 2026 ? Guide complet et comparatif.
4. Prévenir le risque chimique en sérigraphie : les 9 principes généraux et la méthode T.H.O.
La hiérarchie fixée par l’article L. 4121-2 du Code du travail s’applique ici avec une force particulière : on ne protège pas durablement un sérigraphe avec un masque, on le protège en supprimant ou en captant l’émission à la source. Les 9 principes généraux et la méthode T.H.O. le traduisent en actions concrètes.
Mesures techniques — Agir sur le produit et sur l’air
- Substituer les solvants les plus dangereux (dichlorométhane, toluène) par des alternatives moins volatiles ou moins toxiques, et privilégier les encres à base aqueuse ou UV à faible émission quand le rendu le permet.
- Capter à la source, systématiquement : cabine enveloppante au poste d’impression (vitesse d’ouverture d’environ 0,5 m/s, 0,25 m/s pour une hotte inductrice), cabine ouverte avec extraction frontale pour la préparation des encres, extraction aux ouvertures des machines de nettoyage (environ 1 m/s) et sur le poste de lavage manuel (0,5 m/s). Bannir les hottes en dôme, beaucoup moins efficaces et bien plus coûteuses en débit d’air à traiter.
- Confiner le séchage : tunnels de séchage maintenus en légère dépression, racks de stockage avant séchage ventilés (vitesse de captage d’au moins 0,25 m/s), jamais de séchage à l’air libre dans l’atelier.
Ventiler les bacs et poubelles de déchets souillés par les solvants, qui continuent à émettre des vapeurs après usage. - Compenser l’air extrait proprement : l’air neuf de compensation doit être filtré, préchauffé en hiver, introduit à une vitesse inférieure à 0,5 m/s pour ne pas perturber l’efficacité des points de captage, et jamais prélevé sur un autre local pollué.
- Ne jamais recycler l’air extrait d’une zone à pollution chimique, sauf épuration efficace démontrée et vers un local de même nature de pollution.
- Installer un dispositif d’alarme signalant toute défaillance du système de ventilation non perceptible par les occupants (baisse de débit, panne de filtre).
Mesures humaines — Former et protéger
- Former l’ensemble du personnel à la lecture des fiches de données de sécurité et à la fermeture systématique des contenants de solvants et d’encres.
- Former les opérateurs à reconnaître les signes précoces d’une exposition excessive (maux de tête, vertiges, irritation) et à les signaler sans délai.
- Organiser une surveillance médicale renforcée avec le médecin du travail pour les salariés exposés de façon régulière aux solvants et isocyanates.
- Équiper les postes non totalement maîtrisés par la ventilation d’équipements de protection individuelle adaptés (gants résistants aux solvants, protection respiratoire) — en complément des protections collectives, jamais en substitution.
Mesures organisationnelles — Structurer et planifier
- Intégrer un plan de contrôle annuel (au moins) de l’installation de ventilation au DUERP, avec un dossier de maintenance tenu à jour conformément à l’arrêté du 8 octobre 1987.
- Désigner un référent santé sécurité au travail — interne ou externalisé — chargé du suivi de la ventilation et de la mise à jour du DUERP à chaque évolution du procédé.
- Organiser les postes pour limiter la coactivité entre zone de nettoyage (la plus émissive) et zone d’impression dans un même volume d’air.
- Planifier les opérations les plus émissives (nettoyage, décapage d’écrans) en dehors des pics de présence du personnel lorsque c’est possible, ou dans un local dédié et correctement ventilé.
5. Quelles aides financières pour moderniser la ventilation de votre atelier ?
Subvention Prévention Risques Chimiques — CARSAT — jusqu’à 25 000 €. Destinée aux entreprises de moins de 50 salariés, elle finance 50 % des investissements en équipements de captage et de ventilation (cabines de captage, hottes, armoires ventilées, systèmes d’extraction), et jusqu’à 70 % des dépenses de vérification des performances aérauliques de l’installation et de formation à son entretien. Interlocuteur : votre CARSAT régionale, démarche initiée via votre espace entreprise sur ameli.fr.
Dispositif « Risques Chimiques Pros » — Assurance Maladie / Risques professionnels. Une démarche en quatre étapes (engagement, évaluation, plan d’actions, mise en œuvre) qui structure votre projet de ventilation et conditionne l’accès aux subventions ci-dessus. Plusieurs centaines d’établissements en ont déjà bénéficié dans certaines régions.
Contrat de Prévention — CARSAT — pour les entreprises de 50 à 199 salariés. Lorsque votre branche a signé une convention nationale d’objectifs avec l’Assurance Maladie, ce contrat permet de financer un programme pluriannuel incluant la rénovation complète de la ventilation d’atelier.
Réseaux régionaux d’installateurs qualifiés. Plusieurs CARSAT orientent les entreprises vers des réseaux d’installateurs, de distributeurs et de bureaux d’études formés aux bonnes pratiques de ventilation industrielle — un gage de conformité pour un investissement souvent structurant.
Réduction du taux de cotisation AT/MP — CARSAT. Un effort de prévention du risque chimique documenté dans le DUERP, avec une installation de ventilation conforme et contrôlée, est valorisé lors de la révision triennale du taux.
Pour une vue complète des dispositifs mobilisables, consultez notre article Aides financières à la prévention : les dispositifs que vous ne réclamez pas.
En résumé
Le risque chimique en sérigraphie vient des encres, solvants et durcisseurs émis à chaque étape du procédé (préparation, impression, séchage, nettoyage). La loi impose un ordre de priorité strict : supprimer ou substituer le produit, capter l’émission à la source, et ne recourir à la ventilation générale que pour les polluants résiduels — jamais l’inverse. Un captage bien conçu (cabine enveloppante plutôt que hotte en dôme) traite jusqu’à 6 fois moins d’air pour une meilleure protection. Le DUERP doit documenter les produits, les points de captage et les contrôles annuels de ventilation. La Subvention Prévention Risques Chimiques de la CARSAT (jusqu’à 25 000 €) permet de financer jusqu’à 50 % de cet investissement.
Conclusion : la qualité de l’air n’est pas un détail, c’est le cœur de la prévention
En sérigraphie, le risque chimique ne se gère pas avec un masque posé en bout de chaîne. Il se gère en amont : en choisissant les produits les moins dangereux possibles, en captant les émissions au plus près de leur source, et en s’assurant, par des contrôles réguliers et documentés, que l’installation de ventilation fait effectivement le travail pour lequel elle a été conçue. La comparaison entre une cabine enveloppante et une hotte en dôme — presque 6 fois moins d’air à traiter pour un captage mieux pensé — résume bien l’enjeu : une bonne conception technique protège mieux, et coûte souvent moins cher à l’usage qu’une solution de dilution généralisée.
Tout commence, comme toujours, par un DUERP rigoureux et à jour, qui documente précisément les produits utilisés, les points de captage existants et les résultats des contrôles de ventilation : c’est lui qui structure la démarche, engage la responsabilité de l’employeur, conditionne les aides financières et protège juridiquement l’établissement.
Les experts IPRP du réseau EFC Prévention, reconnus par l’État, vous accompagnent — pour un diagnostic du risque chimique et de votre installation de ventilation, ou dans le cadre d’une externalisation durable du référent santé et sécurité au travail.
FAQ — Atelier de sérigraphie et émanations chimiques
Un atelier de sérigraphie d’un seul salarié est-il soumis aux mêmes obligations de ventilation ?
Oui. Les articles R. 4222-1 et suivants du Code du travail s’appliquent dès le premier salarié, sans seuil d’effectif. Seule la taille de l’atelier et l’intensité du procédé font varier les débits nécessaires, pas l’obligation elle-même.
La ventilation générale suffit-elle à protéger les opérateurs ?
Non. Le Code du travail (article R. 4222-11) impose un ordre de priorité clair : supprimer l’émission si possible, sinon la capter au plus près de sa source, et ne recourir à la ventilation générale que pour les polluants résiduels qui subsistent malgré le captage.
Faut-il porter un masque si l’atelier est bien ventilé ?
La protection respiratoire individuelle reste un complément, jamais un substitut, aux protections collectives. Si une ventilation bien conçue fait descendre l’indice d’exposition sous 0,3, le besoin d’EPI respiratoire diminue fortement pour les opérations courantes, mais certaines tâches ponctuelles (décapage, nettoyage de cuve) peuvent justifier un EPI en complément.
À quelle fréquence faut-il contrôler l’installation de ventilation ?
Au minimum une fois par an pour le débit d’air extrait et les points de captage, et deux fois par an en cas de recyclage de l’air, conformément à l’arrêté du 8 octobre 1987. Les résultats doivent être consignés dans un dossier de maintenance.
Quelles pathologies sont reconnues comme maladies professionnelles pour l’exposition aux solvants en sérigraphie ?
Le tableau n°84 du régime général couvre notamment les syndromes ébrieux ou narcotiques (délai de prise en charge de 7 jours), les dermo-épidermites irritatives (7 jours), les eczémas de contact en cas de récidive (15 jours), et l’encéphalopathie toxique chronique (1 an, sous réserve d’au moins 10 ans d’exposition).
Les encres UV sont-elles sans risque puisqu’elles contiennent moins de solvants ?
Non. Les encres UV exposent à d’autres dangers : acrylates et photoamorceurs irritants et sensibilisants, N-vinylpyrrolidone suspectée cancérogène, et ozone généré par les lampes UV. Elles nécessitent une ventilation et des précautions spécifiques, différentes mais tout aussi réelles que celles des encres solvantées.
Qui peut m’aider à dimensionner une installation de captage conforme ?
Un IPRP peut réaliser le diagnostic réglementaire et orienter vers un bureau d’études ou un installateur qualifié en ventilation industrielle, puis constituer le dossier de demande de subvention auprès de votre CARSAT régionale.
Vous avez d'autres questions ? Consultez nos experts IPRP EFC Prévention: Consultation payante
Sources : INRS (ED 6001 — Guide pratique de ventilation n°11 Sérigraphie, ED 6069 — Encres et vernis d’impression), tableau n°84 des maladies professionnelles du régime général, Code du travail (articles R. 4222-1 à R. 4222-14, R. 4412-1 à R. 4412-159, R. 4412-23, R. 4412-24), arrêté du 8 octobre 1987 relatif au contrôle des installations de ventilation, Ameli.fr (Assurance Maladie — Risques professionnels, industries graphiques, dispositif Risques Chimiques Pros), CARSAT (Subvention Prévention Risques Chimiques, Contrat de Prévention).



%20petit.png)
%20petit.png)